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Titis Parisiens 2011 : Résultats et compte rendu.
Pour cette 7e édition rien n’était vraiment sûr à priori. Quand nous avions, Philippe et moi, accepté, il y a quelques années, de reprendre progressivement la responsabilité de l’organisation pratique de cette manifestation, nous ne savions pas dans quoi nous mettions les pieds. Cette année, qui fût celle de l’indépendance, nous en avons découvert tous les méandres. Voici quelques impressions sur le vif en guise de compte rendu.

Samedi 7h20 : La nuit a été courte. Il fait froid dans la petite rue où j’attends la voiture de mon père transformé en bénévole pour l’occasion. Un tas de paquets d’eau, de chips, et autres victuailles attendent sur le trottoir d’être chargés. C’est que pour 50 personnes, il faut la quantité. Heureusement, il y a aussi les 50 croissants tous chauds dans un sac et quelques uns de plus pour les organisateurs.
Samedi 10h20 : Damned, on a déjà 20 minutes de retard, ça commence bien. Les inscriptions ont duré bien plus que prévue. Le café-croissant s’est éternisé... Vite il faut lancer la compétition, allez on appelle tout le monde à coup de sifflet (ils ne le détestent pas encore), pour le speech de lancement. 14 équipes ! 91 rencontres ! Va falloir que ça pulse.
Samedi 13h : C’est bon ! On a la voix qui commence à faiblir à force de crier pour appeler les différentes équipes et tenir le tempo infernal d’un assaut toutes les dix minutes. Philippe a des crampes au poignet à force de taper toutes les minutes sur le gong. Mais on a récupéré une partie de notre retard. Guillaume arrive pour nous donner un coup de main (bénévolat amical) avec le repas du midi. Pas le temps de souffler, on commence à installer le repas pendant les derniers assauts de la matinée. Yonnel devrait bientôt arriver...
Samedi 17h30 : Première journée terminée. 60 assauts bouclés ! On a réussi à rattraper notre retard. Je suis assez agréablement surpris par la discipline des équipes. C’est qu’ils sont pas toujours très appliqués sur le planning les cannistes. Mais là, ça a été nickel. Je regarde les feuilles de marques, on a tenu 10 minutes voire moins sur tous les assauts. Je trouve même un assaut qui n’a pris que 8 minutes. Le dimanche se passera bien. Il est temps d’aller discuter autour d’un verre. Depuis ce matin, je ne peux pas dire que j’ai vraiment vu quelqu’un. Mon seul vrai interlocuteur a été l’horloge. Je suis content de remiser mon rôle d’organisateur pour pouvoir échanger un peu avec des gens que j’aime.
Dimanche 08h30 : Dans le tram, je ne suis pas en retard mais je ne suis pas en avance non plus. Le réveil a été dur, très dur. Mais j’ai dans ma mallette les résultats imprimés de la veille, consciencieusement recopiés au lieu de dormir. Le tableau excel n’a plus besoin que des résultats de la journée et il me donnera le classement des vainqueurs.
Dimanche 13h30 : On l’a fait. On a réussit à caser tous les assauts restants dans la matinée. Les sandwiches ont été réalisés à l’arrache avec l’aide de bénévoles (merci pour les 17 baguettes) recrutés à la volée par l’énergique Roland. Le temps de corriger le tableau excel qui avait encore un bug et on pourra annoncer les résultats puis manger. On sait que personne ne vient vraiment pour gagner ; sur ces compétitions par équipe c’est la rencontre et le plaisir de l’affrontement qui prévalent ; mais un classement ça permet aussi de voir comment on évolue d’une année sur l’autre. Certaines équipes qui peuvent rester l’après midi ont demandé du rabe. Qu’à cela ne tienne, il y aura des défis, les équipes qui le veulent, le peuvent. Elles se rencontreront à nouveau hors de tout autre enjeux que celui de faire encore de la canne.
Dimanche 19h : Ca y est c’est terminé. Dans les jours qui viendront, il faudra ranger, inventorier le matériel, faire le bilan, réfléchir et noter, enfin bref, déjà préparer l’année prochaine. Publier les résultats et pourquoi pas ... écrire cet article ;)
jeudi 10 février 2011, par ,

